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06.04.2008
L’enfer de Catherine, torturée sous les yeux de sa petite fille
"L’un des "bourreaux" d’une coiffeuse en 2005 est jugé jusqu’à ce soir
Grâce au travail pointu de la police scientifique, l'ADN de l'auteur présumé a été retrouvé sur la carte bancaire.
Du drame qui s’est noué ce 23 février 2005, il ne reste, trois ans après, que la douloureuse et triste reconstitution des faits. Et le spectacle de dénégations entêtées. Cyril Ouhab, 23 ans, conteste être l’un des membres du trio qui a torturé Catherine, une coiffeuse de Septèmes, jusqu’à l’horreur. La lecture des actes commis a d’emblée glacé d’effroi les jurés dans l’ancienne salle de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
Car Catherine a été agressée à son domicile par trois hommes encagoulés, gantés et armés. Sous les yeux de sa petite fille, ils sont partis en quête de l’argent qu’ils prétendaient chercher. Tandis que l’enfant criait "Ne tuez pas ma maman !", Catherine a été rouée de coups dans le salon, tirée par les cheveux, puis ligotée dans sa chambre aux poignets et aux chevilles avec des fils électriques. Parce qu’ils ne trouvaient toujours pas les espèces tant convoitées, les malfaiteurs lui ont mis le radiateur à bain d’huile sur le visage pour la brûler, tout en alternant les coups.
Ils chercheront même en vain une friteuse pour ébouillanter leur victime. "Je me suis vue partir parce qu’ils étaient très très violents", racontera plus tard Catherine. "Ils ont fait mal à ma maman. Ils lui ont mis le pistolet sur la tête", précisera l’enfant. Les malfaiteurs emporteront finalement quelque 3 000€ en numéraires, deux cartes bancaires, des bijoux et le véhicule de Catherine. C’est pourtant l’une de ces cartes bancaires qui va mettre les enquêteurs sur la piste des agresseurs. Car la carte a supporté l’ADN de Cyril Ouhab.
Devant la cour d’assises, il a prétendu hier que la carte volée lui avait été cédée, mais qu’il ignorait qu’elle provenait d’une telle agression sauvage. Au domicile de la mère de l’accusé a été trouvée dans une chaussette la somme de 3 720€ en espèces. Me Antoine Béraud, l’avocat de la défense, s’étonne que son client n’ait pas obtenu un non-lieu dans ce dossier, alors que, dans une affaire similaire où il était en cause, le juge a conclu à l’innocence de son client.
Me Béraud évoque aussi "un contexte humain dramatique". "Il y a peut-être une explication existentielle", glisse-t-il. Son père s’est suicidé, après avoir tué son autre frère. La victime est défendue par Me Serge Billet."
Comme c'est étrange. En raison de l'origine des protagonistes, il était évident que ce fait divers ne sortirait pas de l'anonymat. Il est à noter le raisonnement nauséabond de l'avocat pour disculper son client.
Source La Provence (04 avril 2008)
21:12 Publié dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyril ouhab, torture




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